samedi 1 juin 2013

Littérature #2 - 22/11/63 (Stephen King)



« Elle me regarda avec des yeux effrayés d’espérer et qui espéraient quand même »



22/11/63


Bonjour les curieux! Vous savez sans doute que, dans la vie, les choses ne tiennent parfois à rien : un instant, un détail, un regard, une parole et tout bascule. Il en est allé de même avec le 22/11/63 de Stephen King, si je vous en parle aujourd’hui,  si j’ai décidé qu’il valait la peine que je vous en parle c’est grâce à cette phrase de la page 668: « Elle me regarda avec des yeux effrayés d’espérer et qui espéraient quand même ». Cette phrase a résonné en moi comme un écho, allez savoir pourquoi, et rien que pour le fait de l’avoir lue, je me suis dit que le livre en valait la peine.


C’est là que vous tiquez et que vous vous dites « attends, elle va me vendre une livre qui n’a de l’intérêt que pour une obscure phrase à la page 668 ? ».
Et bien, oui et non. C’est à peu près ça, mais pas tout à fait.




Je vous explique. Mais avant, le pitch : Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, du rock&roll et des « happy days », mais surtout d’une jolie bibliothécaire, Sadie, qui deviendra le grand amour de Jake.



Ce retour dans le temps est évidemment un prétexte pour se délecter de l’ambiance des années 50-60 et pour suivre de près Lee Harvey Oswald dans son quotidien. Stephen King a fait de longues et sérieuses recherches sur le sujet et ce sont ses conclusions, ses convictions qui transparaissent tout au long du récit. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue.


Mais 22/11/63, c’est aussi, pour les fans de la première heure, un tas de références à Ca, puisque Jake Epping fait un séjour mémorable dans la fameuse ville de Derry, ville où plane un sentiment constant de malaise et de catastrophe imminente.
Je tiens à insister sur le fait que le retour dans le temps est tout à fait crédible, King a ce talent de nous faire croire n’importe quoi, encore aujourd’hui. Pour les puristes, je dirais que le Stephen King de la grande époque n’est pas bien loin. Pas bien loin, mais pas tout à fait là malheureusement. En effet, l’histoire ne décolle jamais vraiment. On y croit pourtant, le moteur ronronne, par moment il vrombit, démarre, mais n’atteint jamais la course folle. Du coup, ce livre de près de mille pages nous semble un peu longuet.

Ce que j’ai aimé


Seul véritable moment de grâce, l’histoire d’amour entre Jake et Sadie qui touche autant les femmes que les hommes d’après ce que j’ai pu en lire sur le net. Paradoxalement, c’est ce que le maître de l’épouvante réussit le mieux. C’est d’un moment fort de leur histoire qu’est tirée la phrase mise en exergue plus haut, quand Sadie, gravement et irrémédiablement défigurée sur toute la moitié du visage - pour des raisons que je n’évoquerai évidemment pas - n’ose croire en l’amour et au désir sincères de Jake. C’est pourtant là que les sentiments qu’il éprouve pour elle prennent toute leur ampleur. Il faut bien avouer que Sadie est quelque peu effrayante, pour ne pas dire sans doute repoussante suite à « l’incident » et que l’amour et le désir (j’insiste sur les deux aspects) que Jake continue à lui porter fait réfléchir. Pas un amour emprunt de pitié, de sens du devoir ou de dégoût voilé. Non un amour sincère, Jake est admiratif, bienveillant, il a envie d’elle et puis c’est tout. L’amour tout court en quelque sorte, celui qui dépasse les clichés et les stéréotypes, celui qui lie les âmes et les corps au-delà des standards et du qu’en dira-t-on.

J'ai aussi apprécié la théorie des cordes et du danger potentiel à vouloir changer le passé... le fameux effet papillon - et si c'était pire après? Si le passé devait rester le passé pour un avenir meilleur?


Ce que je n’ai pas du tout aimé


Malheureusement, je n’ai pas du tout aimé la fin de ladite histoire d’amour que j’ai trouvée hyper téléphonée, tout comme la fin du récit en lui-même. Stephen King écrit lui-même dans la postface qu’il avait imaginé une autre fin, mais que son fils lui en a proposé une « meilleure ». Oui, mais Stephen, ce n’est pas ton fils que je veux lire, c’est toi !



www.stephenking.com
Bio express


Stephen King est né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine (USA). Auteur de plus de cinquante romans, il est simplement l’écrivain qui a marqué mon adolescence et a contribué à ma fascination pour la lecture et l’écriture.
Pour moi, son meilleur roman est Le Fléau.

Bilan mitigé donc, mais ceci n’est que mon avis, j’insiste : chacun ses goûts. Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissez-vous Stephen King ? Avez-vous lu certains de ses livres ?


A vos commentaires et merci de m’avoir lue !

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22/11/63 de Stephen King, traduit par Nadine Gassie



Ness Butterfly
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4 commentaires :

  1. J'ai pas réussi à aller au bout de ce livre... Je l'ai trouvé d'un ennui... C'était le premier Stephen King que je lisais, et je suis assez déçue! Je pense lire un autre roman de cet auteur pour ne pas passer à côté! J'ai écrit avec ma mère un article dessus!

    Contente de voir que tu l'as un peu plus apprécié que moi :)

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    1. Je pense que j'ai réussi à l'apprécier un peu par pur sentimentalisme envers Stephen, pour être honnête.

      Je passerai lire ton article! N'hésite pas à poster ton lien ici que tout le monde en profite. Je vais reprendre la liste de ses ouvrages et je te dirai quels sont mes préférés (mis à part le Fléau).

      Je t'embrasse

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    2. Oui, je pense que ça s'explique. Je connais d'autres fans de Stephen King, et ils m'ont dit la même chose ;). Je ne vais pas me décourager pour autant, si tu as des suggestions, je suis preneuse :D

      Voilà le lien de mon article! (et de ma mère, aussi):
      http://livroscope.blogspot.fr/2013/05/221163-de-stephen-king-le-livre-de-trop.html


      A bientôt!!

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  2. La couverture me donne très envie de le lire, étant fan des références historiques dans la littérature. Mais très peur au final d'être décue par le côté roman (et romance)...

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