dimanche 26 juillet 2015

Voir autrement #2 - Jeremy Rifkin (La société du coût marginal zéro)



Bonjour à tous ! Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler du dernier livre que j’ai lu, en espérant vous faire découvrir des choses que vous trouverez intéressantes. Les plus attentifs auront remarqué que nous ne sommes pas dans la « bonne » rubrique, même si je n'ai pas classé cette chronique dans la rubrique littéraire, le centre du sujet est bel et bien un livre, et plus précisément un essai: « La société du coût marginal zéro - L'internet des objets - L'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme » écrit par Jeremy Rifkin. 
 
Pourquoi ne pas l'avoir classé dans la rubrique littéraire? Simplement parce qu'au-delà du livre et donc de l'essai que nous propose l'auteur, c'est une réelle réflexion que nous offre Rifkin, une vision qui sort des sentiers battus et qu’il peaufine depuis près de trente ans. S’il est économiste, il est également essayiste, mais aussi projectiviste et il partage avec ses lecteurs, depuis des années, une pensée assez construite (même si elle présente des zones non abouties qui pourrait le classe en partie dans le rang des futurologues). En tous les cas, sa pensée est différente de ce que véhiculent les mass media. Vous commencez à me connaître, c’est évidemment exactement ce que je trouve intéressant chez Rifkin. J'ai donc estimé qu'il avait sa place ici, tout comme Orwell, et que son essai tombait à point nommé pour moi qui voulais reprendre le fil de cette rubrique. Une rubrique qui, malgré son unique article jusqu'à présent, avait connu un gros succès et que certains curieux m’avaient demandé de continuer.

Je vais reprendre le même canevas que celui utilisé à l'époque et répondre aux questions suivantes:

- qui est Jeremy Rifkin?
 
- en quoi sa pensée me semble-t-elle intéressante?
 
A ces questions, j'ajouterai :
 
- mon avis sur  la pensée de Jeremy Rifkin,
 
- mon avis sur le livre,

 - et, bien sûr, les sources utilisées pour rédiger cet article (j'ai pris le pli de citer systématiquement toutes les sources utilisées dans le cadre de cette rubrique qui vous présente des chroniques bien plus fouillées et documentées).

Qui est Jeremy Rifkin ?

 

Rifkin est né le 26 janvier 1945 à Denver dans le Colorado. Comme je l'ai dit plus haut, il est économiste, essayiste, projectiviste, mais aussi maître de conférences et conseiller. Il a ainsi conseillé diverses personnalités politiques: président de l'UE, chancelière bien connue et autres premiers ministres en tout genre.
 
 
Quelques dates le concernant:
 
- 1966: il s'engage contre la guerre du Vietnam et, plus tard, contre la guerre en général.
 
- 1973: il organise une protestation de masse contre les compagnies pétrolières dans un contexte d'augmentation des prix de l'essence suite à un embargo de l'OPEP.
 
- 1977: il crée sa propre fondation de prospective, la Foundation on Economic Trends.
 
Certains disent qu'il est lui-même l'architecte de la troisième révolution industrielle dont il parle notamment dans l'ouvrage que je vous présente aujourd'hui. Cette troisième révolution industrielle a été officiellement approuvée par le Parlement européen en 2007 et est actuellement mise en oeuvre par divers organismes au sein de la commission européenne. Aujourd'hui même, des villes mettent en pratique cette révolution en suivant des master plan mis au point par Rifkin et ses équipes (Rome, Monaco, Utrecht).

 

En quoi sa pensée retient-elle mon attention ?

Jeremy Rifkin a ceci d’intéressant qu’il est un des rares à atteindre, même s’il ne fait que les effleurer, les mass media avec un discours qui annonce clairement que le capitalisme se meurt, qu’il n’est plus viable - même pour ceux qui voudraient continuer à vivre dans ce système – et que nous sommes en route vers une troisième révolution industrielle. 
 
Il explique clairement pourquoi, selon lui, le système capitaliste est comme un serpent qui se mangerait la queue et en quoi cela va changer la face du monde. Le centre de sa pensée repose sur le coût marginal zéro (les coûts et les facilités de production sont presque nul, ce qui rend les produits gratuits, ce qui tue le capitalisme) et sur ce qu’il fera naître ou dont il favorisera l’essor : les communaux collaboratifs (pratiques collaboratives du cyberespace).
 
Rifkin, en plus de son sens de l’analyse du déclin d’un "empire", a également un côté visionnaire (projectivisme) puisqu’il a développé toute une théorie sur la manière dont la face du monde va changer et dont nous allons vivre ce changement.
 
Je divise donc ses propos en deux catégories : une catégorie "économiste" que je qualifierais de « réaliste » et une catégorie plus visionnaire mais aussi dogmatique. La première catégorie rejoint mon propre mode de pensée et les conclusions que j’ai en partie tirées à force de lecture et de réflexion. La seconde, le côté visionnaire, me pousse à réfléchir plus loin, à analyser ce que Rifkin (et d’autres) nous propose et à vous livrer mon analyse.

 

Mon avis sur la pensée de Rifkin

 

Comme je l’ai dit plus haut, le discours de Rifkin sur le déclin du capitalisme qui se joue là en ce moment m’interpelle et m’enthousiasme particulièrement parce que c’est une pensée qui est peu véhiculée dans la presse quotidienne. Il l’explique bien et revient même sur sa création. 
Sa théorie des communaux collaboratifs répond à des questions et des embryons d’analyse que j’avais moi-même eus sans les approfondir. Le monde de la blogosphère et des vidéastes (youtubeurs, ...) en est un bel exemple je trouve, puisqu’on y est. En dehors de l’aspect rémunérations publicitaires (inexistantes sur ce blog et c’est une volonté claire pour l’instant), comment se faire rémunérer pour tout le contenu que nous mettons à disposition de tous ? Qui va payer, même une somme ridiculement symbolique, après avoir lu un article sur un blog ou regardé une vidéo sur youtube, quand bien même cet article, cette vidéo, aura eu une valeur ajoutée pour l’internaute ? Si je veux vivre de mon blog, ou au minimum qu’il m’aide à mettre du beurre dans mes épinards, sans passer par la publicité, que dois-je faire ? Autre exemple : je tricote un pull de manière artisanale. Je veux le vendre. Si je compte le prix de la laine, les heures de travail, qui va pouvoir me l’acheter, qui va vouloir quand on trouve des pulls en laine à bas prix parce qu'ils ont été produit en masse? 
"Une grande partie des humains, on l'a dit, sont connectés entre eux sur Internet et partagent informations, divertissements, nouvelles et savoirs presque gratuitement. Ils sont déjà entrés dans la société du coût marginal zéro."
 
Aaaah l'argent! Qu’il disparaisse fissa et peut-être que quelqu’un voudra bien échanger le pull que j’ai tricoté contre des paniers de légumes de son jardin et on aura deux heureux. Et nous voilà dans un système collaboratif! Bien sûr, je suis loin, très loin, d’être la première à y avoir pensé et Rifkin n'est pas le seul non plus: les réseaux de transition sont à pied d’œuvre en la matière. Il existe aussi les banques de temps (système des SEL par exemple). Les communaux collaboratifs ne se trouvent pas que dans le cyberespace ! Que les communaux collaboratifs naissent du déclin du capitalisme, je suis assez d’accord, par contre, ma question est la suivante: est-ce qu’ils sont liés au côté positif du déclin, c’est-à-dire le coût marginal zéro ou au côté négatif c’est-à-dire au fait qu’en ce moment l’argent se fait rare tellement il est mal réparti que les gens essayent de trouver une échappatoire, un système où même sans argent ou avec peu d'argent on peut quand même se nourrir, acquérir le minimum vital, étudier, etc?
 
Venons-en maintenant à ces petites choses qui me chiffonnent dans l'analyse rifkinienne. 
 
Point un. S’il admet sans rechigner le déclin du capitalisme, il ne franchit pas le pas de nous dire clairement ce que va devenir l’argent. En tous les cas dans le livre que j'ai lu ou alors je suis passée au-dessus. Mais j'ai vu dans mes recherches qu'il était un défenseur et un partisan de l'instauration du revenu de base.  Donc quid de l'argent? En aura-t-on encore besoin pour certaines choses ? Lesquelles ? Comment va-t-on se le fournir ?  Il me semble que nous aurons toujours des loyers à payer et un minium de biens et de services à acheter à moins de savoir quitter tout à fait le marché conventionnel. Et on fait quoi de tous ces gens qui n’ont plus d’emploi grâce à l’automatisation ? Ils se tournent vers les communaux collaboratifs. D’accord. Et s’ils ont encore besoin d’argent, ils font comment ? Pourquoi Rifkin ne consacre pas un chapitre au revenu de base ? D'autant plus qu'il le défend et qu'il pense que le monde du travail va radicalement changer: emplois très qualifiés et très bien payés d'une part et emplois très peu qualifiés et très mal payés de l'autre. La classe moyenne va ainsi définitivement s'éteindre et il n'y aura plus de travail pour tout le monde
(officiellement j'ai envie de dire, parce que c'est déjà le cas actuellement même si ce n'est pas verbalisé das les médias de masse) . Alors quid de ces aspects dans la troisième révolution industrielle?
"L'automatisation, la robotique et l'intelligence artificielle éliminent le travail humain aussi rapidement dans les services, chez les cols-blancs, que dans l'industrie et la logistique."
 
Point deux. Il ne parle pas du problème des ressources en énergie fossile et du « déclin » du pétrole. L’épuisement de nos énergies fossiles a et aura des conséquences énormes. Que représenterait/représentera le manque de disponibilité du pétrole pour notre civilisation. Le capitalisme se meurt et avec lui les ressources de pétrole qu’il a largement contribué à gaspiller. Deux problématiques différentes, mais qui sont liées et qui surviennent en même temps. Dans une vision à long terme, il me semble que les solutions envisagées pour passer à l’ère post-capitaliste ne peuvent que tenir compte de la problématique des réserves d’énergie fossiles. Sans pétrole ou même en quantité nettement moindre, nous ne serons plus en mesure de fabriquer bon nombre de choses, de circuler de la même manière, etc.
 
Je ne suis pas non plus d’accord avec lui sur sa vision de l’interconnexion virtuelle et du principe de vie privée.
 
Point trois. A propos de l’interconnexion virtuelle, que Rifkin lie au succès des communaux collaboratifs et au coût marginal zéro, je n’ai rien contre, à condition qu’on puisse se débrouiller sans elle aussi. L’autogestion, l’autonomie, j’aime bien ça moi, je trouve que c’est important. Et je ne confonds pas interconnexion virtuelle et liens sociaux, solidarité. Ici, il est question que tout notre environnement fonctionne en lien avec l’internet des objets (pour en savoir plus sur l’internet des objets, cliquez ici). Et quid si l’internet des objets se casse la figure ? Peu importe le comment et la raison. Vous me direz, c’est un peu déjà le cas aujourd’hui : si nos centrales nucléaires s’éteignent toutes, ne fusse qu’à l’échelle de mon petit pays, ça sera le chaos. Alors, pour moi, continuer dans la même logique et s’enfoncer à ce point dans cette interconnexion virtuelle, ce n’est pas aller vers la bonne alternative. Contrairement à Rifkin, ma vision de la transition, de la solution au déclin du capitalisme, c’est justement d’aller vers une plus grande autonomie (alimentaire, énergétique…), une plus grande autogestion, à l’échelle locale. Ca ne veut pas dire que je rejette l’internet des objets, simplement, s’y jeter à corps perdu, comme on l’a fait en fait avec le système capitaliste, ne me semble pas aller dans le sens d’une prise de conscience.  
 
Point quatre. Quant à la notion de vie privée, l'auteur affirme que "connecter tout le monde à un système nerveux planétaire, c'est faire passer l'humanité de l'ère de la vie privée à l'ère de la transparence"  et que "pour une jeune génération qui grandit dans un monde entièrement connecté où chaque instant sa vie est allègrement mise en ligne (...) la vie privée a beaucoup perdu de son attrait". Et bien que plus loin, il soulève pas mal de questions concernant la protection et le respect de la vie privée, il me laisse le sentiment, à travers ses mots (que je ne vais pas tous vous citer ici), que la vie privée est une simple convention sociale passée de mode et que le propre de l'homme est de vivre sur la place publique, de partager son intimité à tous les vents. Ce qui, personnellement, me dérange fortement.
 
Point cinq. Je terminerai par ce qui manque cruellement pour l’instant dans les discours de Rifkin, même si son enthousiasme, je l’admets, peut nous voiler un peu l’esprit : il n’explique pas le "comment concrètement parvenir à toutes ces solutions" qu’il nous propose, "comment mettre en place tout ce système". Tous interconnectés, tous connectés à l’internet des objets qui nous permet de profiter à loisir des ressources de notre Terre. Tous, vraiment ? Toutes les catégories sociales ? A égalité ? Quid du coût pour en arriver là ? Qui va le supporter ? Parce que malgré le coût marginal zéro, il faut fabriquer un paquet de choses : panneaux solaires, éoliennes, etc. Avec quoi ? Le pétrole qui va aller en se raréfiant et, donc, en devenant de plus en plus cher et inaccessible ? 
 
Pour compléter ma lecture, j’ai regardé quelques interventions  de Jeremy Rifkin sur le net et je n’ai pas trouvé plus d’éléments de réponse sur ces sujets (et personne ne semble avoir envie de lui poser ces questions !). Ce que je ressens dans son discours, par ailleurs très grisant, c’est : « tout est dans vos mains, il n'y a que se servir: le soleil, le vent... ». Mais ses discours me donnent également l'impression que je ne participe en rien, que je ne possède aucune clé et que j’ai tout autant de risque de me faire broyer là-bas qu’ici… Ce manque de propositions d’actions concrètes place malheureusement la théorie de Rifkin du côté du dogme. Ce n’est pas un tort bien sûr d’esquisser un portrait de l’avenir, mais il est dommage, si l’auteur ne voit pas clairement et concrètement comment y parvenir, comment tous ces éléments vont pouvoir se mettre en place pour le bien de tous, de ne pas le dire clairement, de ne pas tenir plutôt le discours suivant : "voici tous les outils que nous avons, que nous aurons sous peu entre nos mains. Réfléchissons à ce que nous pouvons faire
". Quel est le plan autrement dit ? Le bateau coule, quel est le plan ? L’île là-bas à 500km à l’air bien jolie et elle possède tout ce qu’il faut pour un monde merveilleux, mais comment on la rejoint et avec quels outils on s’y installe ?
 
Voilà beaucoup de points soulevés qui pourraient être vus ou qui sont comme des lacunes, des flottements dans la pensée de l’économiste, mais qui ne rendent pas moins sa pensée intéressante. 
 
Revenons, maintenant que j’ai fait le tour des aspects que je juge problématiques, sur tout ce que je trouve positif dans le discours de Jeremy Rifkin et sur le livre en lui-même.

Mon Avis sur le livre

 

Paradoxalement, malgré les remarques négatives que je viens de vous exposer, j’ai adoré ce livre.
Parce qu’il parle clairement du déclin du capitalisme, comme expliqué plus haut, et de ce que sont les communaux collaboratifs. Il explique également très bien ce qu'était les communaux féodaux et l'essor du capitalisme, c’est d’une clarté que j’ai rarement trouvée ailleurs.
 
Mais également parce qu’il nous présente un état des lieux très complet des moyens, neufs ou pas, en cours de développement ou pas, qui existent et qui feront sans doute partie intégrante de nos vies et/ou de celles de nos enfants. Je n’hésite pas à dire que ce livre est une grande source de savoir, à moins que vous ne suiviez ces sujets de près : lisez-le et vous ferez une mise à jour du logiciel qu’est votre cerveau !
Quelques exemples :
- L’auteur parle en détails de l’internet des objets qui reste confidentiel pour la plupart des gens (si si, j’ai testé : et au fait, tu sais ce que c’est l’internet des objets ? Le quoi ?). "En 2007, 10 millions de capteurs reliaient toutes sortes d'équipements humains à l'Internet des objets. En 2013, ce chiffre devait dépasser les 3,5 milliards. Et les projections sont plus impressionnantes encore: en 2030, indiquent-elles, 100 000 milliards de capteurs seront connectés à l'Internet des objets."
- Il prend le temps de nous parler des imprimantes 3D, exemples à l’appui. Vous trouverez beaucoup d’exemples aussi dans ce livre, il est très visuel. Un excellent point.
- Il aborde également les MOOC (cours en ligne) dont je venais justement d’entendre parler sur un blog (AnGee vous parle de son expérience MOOC sur son livroscope, ici).
- etc.
 
Enfin, c’est un livre optimiste, plein d’espoir. Il dit clairement que le capitalisme se meurt mais également qu’il faut aller vers autre chose ! Et c’est l’essentiel. Je vois à quel point autour de moi, la plupart des gens n’ont pas conscience de ça, moi-même, je trouve que je ne l’ai réalisé que tard déjà…. Pas trop j’espère, mais combien d’entre nous ou d’entre nos enfants ne seront pas préparés ?

PS: J'ai quand même envie de vous faire une remarque, Monsieur Rifkin, vous parlez dans votre livre d'un super réseau wifi gratuit pour tous: quid du danger potentiel des ondes????

"La société du coût marginal zéro - L'internet des objets - L'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme", Jeremy Rifkin, 2014, traduit par Françoise et Paul Chemla.
Est-ce que ce livre a sa place dans ma bibliothèque ? Oui


Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Rifkin
https://www.youtube.com/results?search_query=jeremy+rifkin

 
J’espère que cette chronique vous aura plu et rendu curieux. 
Je demande aux personnes plus aguerries à ce genre d’analyse d’être indulgentes, je débute dans le domaine ;) J'ai en tous les cas énormément travaillé sur cet article et il fait l'équivalent de cinq à six pages texte je pense.

Merci d'avoir pris la peine de me lire jusqu'au bout =)

Ness Butterfly

3 commentaires :

  1. Je ne pense pas qu'on puisse parler de déclin ou d'extinction du capitalisme, mais de transition vers un néo-capitalisme - et une société plus interconnectée, donc plus manipulable et contrôlable -, avec la même configuration sociale: une élite très restreinte, et puis tout le reste, les asservis, à des degrés divers. Moi, je me méfie de ces pseudos-chantres de l'autonomisation, de la collaborativité, de l'autogestion, de la monétisation virtuelle... Ces prophètes illusionnistes pavent une voie planifiée d'avance. Essayons, par exemple, de voir la teneur de leur discours en matière de division ou partage du pouvoir entre finance, politique, idéologique et militaire. Surtout militaire: verrons-nous l'émergence de soldats "autonomes", d'états-majors en "autogestion", d'armement "écologique", voire "humaniste", genre fleur blanche au bout du canon nucléaire? Je suis tout à fait d'accord avec toi que cet essai doit être lu, et analysé. Il faut s'armer de connaissances pour pouvoir se forger une pensée propre.

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    1. Merci de partager ta pensée avec nous. Effectivement, il faut s'armer de connaissances pour se forger une pensée et ça ne se fait pas du jour au lendemain. Et le recul est essentiel. Merci pour le tien.

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  2. Un article de presse qui annonce la fin du capitalisme, on est dans le sujet...
    http://www.theguardian.com/books/2015/jul/17/postcapitalism-end-of-capitalism-begun

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