samedi 17 août 2013

Littérature #4 - 1984 (George Orwell)



BIG BROTHER IS WATCHING YOU
Aujourd'hui plus que jamais...

 

Bonjour les curieux!
Il est bon de relire ses classiques de temps en temps et, en ces temps troublés (si si les temps sont troublés), 1984 est le classique à relire (ou à lire simplement) et à remettre en perspective, parce que s'il y a bien une référence en matière de roman d'anticipation, c'est 1984.

Ecrit par George Orwell et publié en 1949, ce roman dystopique (ou contre-utopique, c'est-à-dire qui présente un univers tout sauf parfait) nous parle de régime totalitaire, de société de surveillance et de réduction des libertés. Le roman est articulé autour de Big Brother (oui l'expression "Big Brother" a été inventé bien avant l'émission télévisée de téléréalité lobotomisante du même nom ^^) qui symbolise la perte totale de la liberté d'expression et la violation de la vie privée. Dans le roman, il est le chef du "Parti", grand révolutionnaire qui voit tout, qui sait tout à travers les télécrans, véritables prolongements de ses yeux et de ses oreilles (de sa voix aussi à l'occasion, comme pendant la session de gym obligatoire) installés à l'intérieur de chaque domicile. Big Brother n'est pas une personne, j'insiste, mais bien le symbole écrasant du "Parti".

Mais c'est quoi ce "Parti"? 

Le "Parti", c'est l'Autorité qui décide de tout, absolument tout et surtout de ce qui est vrai, faux, bien, mal et qui veille à ce que tout ça rentre bien dans les caboches en faisant fi des incohérences et des éventuelles preuves de ces incohérences. Exemple simple: si le Parti vous dit que 2 + 2 =5, c'est que c'est vrai. C'est un peu comme quand on vous dit que la 36e version d'un produit x lave plus blanc que blanc. C'est que c'est vrai.... Non? Comment ça non? Ou quand votre journaliste préféré qui n'a plus aucun recul sur ce qu'il raconte vous annonce un jour à 8h du mat' que de pauvres gens doivent faire face à une nouvelle maladie psy et invalidante: le blues post-vacances (véridique). S'il le dit dans le journal et en premier titre en plus, c'est que c'est vrai! Non plus?

Le héros

L'histoire se passe à Londres en... 1984 où vit et travaille le héros, Winston Smith. Son job, c'est de réécrire l'histoire pour le Ministère de la Vérité. Parce que Big Brother ne fait pas que surveiller, comme je l'ai dit il décide de tout et peut bien sûr changer d'idée en fonction de ce qui l'arrange. Comme il n'est pas tout à fait débile, il essaye quand même que ça colle un minimum, c'est ainsi qu'il fait réécrire l'histoire et donc les archives au gré de ses "fantaisies". Ainsi, le monde est divisé en trois "blocs" (Océania, Eurasia, Estasia) qui sont en guerre constante afin de s'approprier un dernier bout de territoire qui échappe encore à la domination et, bien sûr, Big Brother fait réécrire l'histoire du conflit comme il l'entend en fonction des événements. Winston et ses collègues passent donc leurs journées à modifier des textes afin qu'ils correspondent à la dernière version historique qui circule. Et, dans la monotonie de son travail, malgré les interdictions, Winston va tomber amoureux. Il faut dire que Winston a bien du mal à rester dans le cadre. Il se rend compte que quelque chose ne va pas, il a du mal à se sentir convaincu... C'est ainsi qu'il se retrouve à faire l'amour clandestinement avec Julia, dans une pièce louée dans le quartier des prolétaires. Ils savent que, s'ils se font prendre, ils seront condamnés et devront payer de leur vie pour cela, mais c'est aussi leur manière à eux (et surtout à Julia) de s'opposer au système. Ils rêveront de rejoindre la rébellion, mais reste à savoir si elle existe...


La mise en perspective

Je ne vais pas vous faire toute une analyse, là n'est pas le but et je pense sincèrement que, quel que soit le livre, le lecteur doit pouvoir éprouver un maximum son propre ressenti... mais s'il faut en tirer une seule idée, sans tomber dans la paranoïa, c'est d'éviter d'avaler toute froide la soupe qu'on nous sert et tenter systématiquement de réfléchir aux informations qui circulent, quelles qu'elles soient et d'où qu'elles viennent.

Véritable mise en garde contre les régimes tyranniques, mais aussi contre  l'oppression en général, 1984 peut servir, je pense, de grille de lecture tant pour l'époque d'Orwell que pour notre époque actuelle, à grande ou à petite échelle... A chacun de voir ce qu'il veut en faire!




Les extraits

... Là on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime, d'astrologie, de petits romans à cinq francs...

Ce qu'il faut comprendre, c'est que ces journaux servent à occuper, à endormir les esprits afin de les empêcher de réfléchir et de se poser des questions.

Dans la même veine:
...Le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n'était pas difficile.

 

Saviez-vous que...

En juin 2013, les ventes de 1984 aux USA ont augmenté de 337% (vous lisez bien) suite à l'affaire PRISM.


J'espère que ma chronique  vous a plu! N'hésitez pas à laisser un commentaire!


1984 de George Orwell, traduit par Amélie Audiberti


Merci de m'avoir lue! Que votre weekend soit doux...

Ness Butterfly
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2 commentaires :

  1. Un grand classique pour moi, j'adore ce livre! Si à l'occasion tu veux qu'on se fasse une lecture à deux, fais moi signe :)

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